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Maison Pour Tous de Sotteville-lès-Rouen

2, rue sergent Major Tiremberg

02 35 72 31 05

Les expositions 2019/2020 de la Maison Pour Tous

La MPT accueille chaque mois un(e) artiste pour une exposition de son travail.  C’est l’occasion de découvrir des propositions artistiques et des techniques variées et de rencontrer les artistes au moment du vernissage. Certaines expositions donnent également lieu à des interventions auprès du public scolaire.  

Vous êtes artiste, n'hésitez pas à nous proposer vos œuvres en envoyant votre book à mpt.sotteville@wanadoo.fr

 

Découvrez donc chaque mois, un travail différent et ne ratez pas nos 2 rendez-vous annuels :  L'accueil des élèves des classes d’arts plastiques du Lycée des Bruyères en décembre et La BD à la MPT, en partenariat avec Le Grand Nulle Part en mars.

 

EXPO DE SEPTEMBRE
Visible du 9 au 27 septembre 2019

Vernissage le jeudi 19 septembre 2019 à 19h à la Maison Pour Tous


Sandrine Lepelletier

Guérir la vie    

 

Levi-Strauss nous raconte que chez les Yurukarés, une peuplade qui vivait aux pieds des Andes, les femmes –seules autorisées à faire de la poterie- travaillaient à l’abri des regards sous une hutte, dans un complet silence, « convaincues que si elle disait un seul mot leurs pots se fendraient à la cuisson. »  

 

Sandrine Lepelletier, elle, vit à Rouen en 2019, et non pas il y a trois siècles dans la forêt vierge.  Mais, on l’imagine volontiers dans le silence de son atelier, retrouver la solennité des femmes Yurukarés travaillant l’argile. Aujourd’hui encore donner forme et visages à des créatures, fixer leur âme dans le feu de la cuisson, sont des opérations magiques qui en appellent aux 4 éléments : terre, feu, eau et air. Un contact direct avec la nature, spécialement à travers la technique du « raku » qu’utilise Sandrine- qui télescope les époques et les continents et rejoue à chaque fois le geste du démiurge fabriquant ses créatures.  

 

Intensité de l’expression, clarté de la structure, simplicité de la technique : les œuvres de Sandrine sont des créatures : les yeux et les bouches percent des visages et ameutent le cirque des affects : la surprise, l’angoisse, la colère,  les cris…  

Toute une violence qui s’exprime, immédiatement contenue et neutralisée par le tronc de terre qui soutient l’ensemble. Bref des œuvres qui s’approprient les souffrances humaines.

 

La céramique, art-thérapie ?  Bien sûr, car on reprend des forces dans ce rapport direct à la fabrication, à la terre ; mais passées par l’épreuve du feu, les créatures s’animent, s’émancipent et entreprennent, selon la formule d’Artaud, de « guérir la vie ».  

 

    Guillaume Goujet  Vidéaste    

 

 

EXPO D'OCTOBRE
Visible du 1er octobre au 1er novembre 2019

Vernissage le vendredi 4 octobre 2019 à 19h à la Maison Pour Tous


Robin Letellier visiter son site

Afri-cans, des murs africains    

 

L’Afri-Cans* Street Art Festival 2018 s’est tenu au skatepark de Kitintale, un lieu construit en 2009 au centre d'un ghetto de Kampala, la capitale ougandaise.

 

Cette manifestation internationale réunie des artistes Africain.e.s en majorité et aussi quelques artistes occidentaux. Elle permet de créer du lien social pour faire oublier un temps l’ennui et la pauvreté et d'embellir les rues du quartier avec l’art du graffiti, une compétition de skates et de vélos, de la break dance et du hip-hop.    

 

Sparrow, un jeune Ougandais d'une trentaine d'années en est l'âme fondatrice. Avec des moyens dérisoire, il arrive a créer un festival où l'esprit de partage artistique et humains est roi.    

 

En 2018, Le festival célébrait la femme africaine. Comme partout dans le monde la femme ougandaise subit discrimination, violences physiques et morales. Mais plus que dans les pays occidentaux, elle élève trop souvent seule les enfants qu'elle a eu avec un ou plusieurs hommes. Dans un pays où il est très difficile de trouver du travail et encore plus un travail correctement rémunéré, elle peine à joindre les deux bouts et nourrir et loger correctement sa famille. La femme africaine est la colonne vertébrale de la société qui la considère pourtant comme quantité négligeable.    

 

C'est donc un message d'espoir qui est lancé par tou.te.s ces artistes pour donner à la femme sa vraie place dans le monde.      

 

Photos: Robin Letellier  

* Cans signifie bombes de peinture en langue anglaise  

 

 

EXPO DE NOVEMBRE

Visible du 5 au 29 novembre 2019

Échanges avec l'artiste le 15 novembre à partir de 17h30 à la Maison Pour Tous

Suivi du vernissage à 19h


Florence Brochoire visiter son site

Résidence provisoire    

 

Florence Brochoire est passionnée par l’image et sa capacité à rendre sensible les réalités de notre monde.  

Pour ses travaux personnels, elle s’inspire de la démarche documentaire en se positionnant à contre-courant de l’image d’actualité et en s’inscrivant dans le temps. Elle cherche non pas l’image immédiate ou polémique d’un événement mais livre un récit approfondi et esthétique qui, tout en racontant notre société, tente de donner des clés pour la lire et la comprendre.    

 

Ses travaux sont axés sur l’humain, à travers toutes ses forces, ses fragilités et les complexités qui lient les Hommes entre eux.     Elle travaille régulièrement en résidence, notamment à la Villa Pérochon de Niort en 2008 et 2013 mais aussi sur le territoire normand en 2010 et 2015. Elle collabore également avec la presse (Libération, Le Monde, L’Obs, l’Express, La Croix, La vie, Mediapart, Marie-Claire…) et donne à voir ses travaux lors d’expositions personnelles (Paris, Niort, Evreux, Rouen…).    

 

Trois fils conducteurs guident son travail : les parcours de vie (« Résidence provisoire »), la notion de transmission (« Ma mère est née là-bas », « Traces - Cambodge ») et l’engagement (« Génération Tournesol » à Taïwan, « Sorties de l’ombre », « Femmes de Dieu »).    Florence Brochoire vit à Paris et Rouen. Photographe indépendante depuis 2001, elle est membre de la maison de photographes Signatures.  

Un travail personnel au long cours est chaque fois le fruit d'une décision importante pour un photographe indépendant. Pour oser se lancer dans cette aventure souvent semée d'embûches, il faut une convergence de signes : l'intérêt pour un lieu, une personne ou une thématique qui ne cesse de s’intensifier, des rencontres qui nous bouleversent, un désir de témoigner autrement d’un sujet… Quand tout nous ramène au même endroit et fait sens, soudain l'évidence s'impose : il faut prendre son courage à deux mains et y aller, au départ sans trop savoir où nous mettons les pieds. C’est ce qui m’est arrivé avec les foyers d’hébergement et leurs résidents.    

 

En décembre 2013, une commande m’amène dans un Foyer de Travailleurs Migrants à Evreux. J’y rencontre Yahia, personnage haut en couleur qui me raconte son histoire : son départ d’Algérie à 18 ans, son travail en usine une fois arrivé dans l’Eure et sa perception de la France. Il ne comprend pas très bien pourquoi sa vie m’intéresse mais très vite, je décide de revenir régulièrement, de prolonger cette rencontre et d’en faire d’autres.    

 

Comme beaucoup, j’ai alors en tête l’image des foyers Sonacotra insalubres où s’entassent les chibanis, travailleurs retraités venus d’Algérie, du Maroc ou d’Afrique noire dans les années 50, époque à laquelle la France avait besoin de main d’oeuvre.   Mais au fur et à mesure de mes visites à Evreux, je rencontre Diong, William, Fatima, Bruno... Je découvre que se côtoient des réfugiés politiques russes, soudanais, tchétchènes, une jeune femme française hébergée avec ses enfants, un jeune homme sans emploi : les résidents accueillis ont des parcours très différents. Loin d’être en voie de disparition, ces logements très sociaux - ainsi dénommés officiellement pour les distinguer des logements sociaux - se sont multipliés partout en France et le public accueilli s’est considérablement diversifié.      

 

Parallèlement, j’apprends que ces foyers auront 60 ans en 2016. Des premiers résidents, les chibanis, aux demandeurs d’asile Afghans tout juste arrivés en Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile, je me dis que l’évolution de ces structures d’accueil nous raconte en filigrane 60 ans d’Histoire de l’immigration en France et d’augmentation de la précarité dans la population française.    

 

Au fur et à mesure que je développe ce travail, les actualités sur les migrants se multiplient. Les images des arrivées massives de réfugiés sont omniprésentes dans la presse. Je me dis que prendre un peu de recul serait nécessaire. Pour seul outil, j’ai le moyen d'expression qui est le mien : le récit photographique.    

 

Ce travail a pris alors pour moi un sens supplémentaire, celui de témoigner autrement sur la situation migratoire actuelle. De redonner une identité à ces personnes venues chercher une vie meilleure en France. Il est devenu urgent de dépassionner le débat, de prendre le temps de revenir sur leurs parcours, prendre aussi la distance nécessaire pour ressentir les risques qui émergent quand l'accompagnement de ces personnes devient inexistant ou défaillant. Constater également que le logement reste une absolue nécessité pour tous, pour s’en sortir et vivre dignement.   Dans chaque image, dans chaque instant saisi qu'il soit banal, magnifique ou sordide, mon désir est de rappeler qu'il s'agit d'êtres humains. Qu’à ce titre, ils méritent d’être traités comme tels. Par ma démarche photographique je souhaite, si minuscule soit mon geste, contribuer à restaurer cette dignité et cette considération.  

 

 

EXPO DE DÉCEMBRE

Visible du 4 au 20 décembre 2019

Vernissage le jeudi 5 décembre à 18h30 la Maison Pour Tous

Les écuries plasticiennes 

Copier-Créer

« L’enseignement des arts plastiques s’appuient conjointement sur l’étude des oeuvres issues du champ artistique et d’une pratique plastique exploratoire. Ainsi, aux Écuries Plasticiennes du lycée Les Bruyères les élèves bénéficient de ce double apport qui permet de mettre en regard, en tension ou parfois à distance connaissances et pratiques. Il s’agit alors de s’imprégner des références artistiques qui ont jalonné l’histoire de l’art mais en même temps de développer un langage personnel capable d’épanouir une sensibilité artistique singulière et détachée. L’incitation « Copier-créer » exprime cette juste distance entre références et expression personnelle.

 

 
 

EXPO DE JANVIER

Visible du 7 au 30 janvier 2020

Échanges avec l'artiste le 17 janvier à 18h30

Suivi du vernissage à 19h30


Marie-Hélène Labat visiter son site

Les derniers habitants des takiyenta    

Nationale n°1, le goudron traverse le Togo du Sud au Nord. Départ à l’aube pour un trajet monotone jusqu’à la ville de Sokodé, le temps d’une brève étape avant d’aborder un interminable passage montagneux. Slalom entre les camions titans surchargés et à bout de souffle, certains ont rendu l’âme et semblent abandonnés, d’autres gisent dans les ravins. L’adrénaline monte.

 

L’arrivée à Kara est ressentie comme un soulagement. Le jour commence à baisser, nous traçons jusqu’à Kandé dans un paysage de savane arborée. Kandé ville dépouillée, nous y effectuons une ultime étape dans une station-service pour voyageurs vers nulle part. Nous abandonnons le goudron pour aborder une piste vite chaotique. La nuit est maintenant profonde, sans lune. Seuls les faibles phares du véhicule fatigué nous annoncent parfois tardivement de profondes ornières. De temps en temps, des enfants surgissent et nous saluent sur le bord de la piste. Un pont improbable passe au dessus d’une rivière, c’est la Kéran. Son franchissement marque l’entrée en territoire tamberma. Notre voyage touche à son but. Nous apercevons, balayées par nos phares, les premières maisons, étranges silhouettes élancées. Le chemin devient plus étroit, les habitations plus nombreuses bien que dispersées, rien n’indique que nous sommes arrivés à Warengo.    

 

Lors de ma première incursion en pays Tamberma, je fus d’abord envoûtée par l’étonnante architecture de l’habitat. Les maisons appelées takyienta ou tata, par leurs formes si particulières, me renvoyaient à l’univers des contes de mon enfance. Je fus envahie par une troublante sensation d’irréalité où les paysages verdoyants m’offraient la vision d’un jardin d’éden. Puis la rencontre avec les habitants me ramena à une réalité plus cruelle.

 

Nous étions fin août, la saison des pluies se terminait et les greniers étaient vides. Une multitude de petits ventres ronds me fixait silencieusement, le regard éteint, alors que les anciens trainaient leurs carcasses décharnées. Mes premières images je les ferai avec les vieux en leur demandant de poser devant la takyienta.  

Au fil du temps la confiance s’installe, ils me parlent de leur vie, de leurs préoccupations, de leurs interrogations. J’apprends à découvrir un quotidien fait de beaucoup de rituels, ils m’invitent à certaines de leurs cérémonies.

 

Je découvre une culture dense et profonde dont l’origine se perd dans un passé mythique. Mais ce qui me marque particulièrement, c’est une lucidité empreinte de désespoir. Ils me font part de l’incompréhension qui s’est installée avec la jeune génération qui refuse pour beaucoup la tradition. Les vieux souffrent de ne plus pouvoir exercer leur devoir de transmission et ainsi de voir leur autorité s’émousser dans une perte de respect. L’exode rural s’intensifie par manque de terres, et s’installe chez les pères la préférence de voir naître des filles, qui elles, restent plus au village ; ils déplorent également les solidarités qui s’estompent, ils me disent : « le temps s’est accéléré ».    

En effet, je constate chez eux des changements rapides, comme l’abandon de plus en plus fréquent de la takyienta au profit de la case rectangulaire jugée plus pratique. Je suis témoin des tensions qui existent dans l’exécution des rituels initiatiques, comme un vacillement de la mémoire collective. Lors de mon premier voyage, le seul téléphone fixe se situait à dix kilomètres, aujourd’hui chacun possède un téléphone mobile, alors que l’électricité n’est pas arrivée jusqu’au village.

Oui la modernité, la mondialisation ont rattrapé en quelques années ce peuple dont l’isolement avait maintenu un antique mode de vie, aussi ai-je le sentiment de voir là les derniers habitants des takyienta.  

 

EXPO DE FÉVRIER
Visible du 3 au 27 février 2020

Vernissage le vendredi 7 février 2020 à 19h à la Maison Pour Tous


Cédric Delahaye visiter son site

Illustration(s)    

Cédric Delahaye crée des œuvres plutôt enfantines où se mélangent onirisme et fantastique à la manière de Miyazaki ou de Tim Burton qu’il respecte profondément.  L’artiste aime travailler sans contraintes. Au gré de son envie, Cédric Delahaye crée des illustrations en couleurs ou en noir et blanc, à l’encre ou au numérique.

« J’ai commencé à dessiner enfant et ai continué à apprendre en autodidacte jusqu’à ce que ma vie professionnelle évolue et que je devienne graphiste. J’ai pu mettre les outils utilisés dans mon métier au service de mon expression personnelle, en mélangeant les techniques traditionnelles et numériques. Le dessin représente pour moi la possibilité de « tout » créer ; j’entends par là que la fameuse expression « la seule limite est votre imagination » y prend tout son sens. J’adore particulièrement imaginer des personnages qui évoluent dans un univers onirique. Mais j’aime aussi essayer de nouvelles choses, de nouvelles techniques, de nouveaux outils pour explorer de nouveaux horizons créatifs. Tantôt avec beaucoup de couleurs, tantôt en noir et blanc, selon l’envie ; car dessiner reste avant tout un plaisir !  J’essaie de m’inspirer de ce qui m’entoure, de ce que je regarde, ce que j’observe pour alimenter mes idées. J’adore, entre autres, les univers de Miyazaki ou Tim Burton… J’ai aujourd’hui la chance d’être free-lance et de pouvoir travailler tant comme illustrateur que graphiste selon la mission qui m’est confiée. » 

 

 

EXPO DE MARS

Visible du 4 au 31 mars 2020

Rencontre des auteurs et dédicace le 13 mars à 17h30

Suivi du vernissage à 19h


Expo Emem / Fred duval / Fred Blanchard - RENAISSANCE - Editions Dargaud 

Renaissance    

An 2084, l'humanité tente de survivre aux pandémies et inondations dû au réchauffement climatique tout en s'embourbant dans des conflits territoriaux terribles. Une confédération extra-terrestre observe tout cela et décide d'intervenir pour sauver la civilisation terrienne. Comment les humains vont-ils réagir face à cette ingérence ? Et quelles sont les véritables intentions de ces aliens ? Un récit d'anticipation de haute volée qui fait grandement écho à nos interrogations d'aujourd'hui.

Exposition des planches de la bande-dessinée

 

EXPO D'AVRIL
Informations à venir

 

 

EXPO DE MAI
Informations à venir

 

 

EXPO DE JUIN
Informations à venir

 

 
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