Le Ciné-club

Un mardi par mois à 20h !  

Projection d'un film sur grand écran, suivie d'un temps d'échange/débat autour d'un verre.  

 

Discussion animée par Jérôme LEFEVRE    

 

Adhésion annuelle au Ciné-Club : 23,50€ ou à la séance : 2€

→ Gratuit pour les adhérent(e)s de la Maison Pour Tous !  Le + : 1 à 3 invités / adhérent(e) / séance

En raison du protocole sanitaire, les réservations sont préférables car nous limitons le nombre de places.

Merci d'appeler au 02 35 72 31 05

Programme 2020-2021

  

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MARDI 15 SEPTEMBRE 2020 - 20H - L’ITALIE

“ Mia Madre» de Nanni Moretti (2015)

De 1910 à 1920 l’Italie était le seul cinéma en mesure de concurrencer le cinéma américain. Pour les cinéastes italien le cinéma était un art avant-gardiste & futuriste où tout était possible. Les productions étaient énormes et novatrices. Cinnecita, qui deviendra le plus grand studio européen, fut totalement approuvé par Mussolini qui disait alors «le cinéma est l’arme la plus forte ». Jusqu’aux années 80 le cinéma italien sera innovateur, politique, drôle et provocateur. Mise à part quelques exceptions Marco Bellocchio (Vincere), Nanni Moretti (La Chambre du fils), Matteo Garrone (Gomorra), Paolo Sorrentino (La grande bellezza), le cinéma italien, mis à mal depuis plus de 30 ans par la suprématie de la télévision (Berlusconi), peine à retrouver sa gloire d’antan.

MARDI 13 OCTOBRE 2020 - 20H - LE BRÉSIL
« Aquarius » de Kleber Mendonça Filho (2016)

Le cinéma brésilien est vraiment né dans les années 50. Avant cette date n’étaient produits que des mélodrames ou des comédies sans grande originalité. L’infl uence de la « nouvelle vague » et du « Néo-réalisme italien » a permis aux réalisateurs de « descendre la camera dans la rue ». Cependant, ce vent de liberté fut de courte durée : en 1964, le coup d’état militaire mené par le maréchal Castelo Branco, (soutenu par la CIA) maintiendra le pays dans un climat de tension et de répression jusqu’au retour à la démocratie en 1985. Fin 90, Central do Brasil de Walter Salles donnera un coup de fouet au cinéma brésilien. Face au retour de l’ordre moral incarné par Bolsonaro, le cinéma brésilien entre aujourd’hui en résistance.

MARDI 17 NOVEMBRE 2020 - 20H - LES USA
« I am not your negro » de Raoul Peck, mois du documentaire (2017)

 

MARDI 15 DÉCEMBRE 2020 - 20H - LES USA
« Detroit » de Kathryn Bigelow (2017)

Quand nous avons décidé de programmer Detroit en 2019 nous ne pensions pas être aussi profondément au coeur de l'actualité. Le Film de Kathryn Bigelow est un film historique qui revient sur les émeutes survenues à Détroit en 1967 contre la ségrégation raciale et la guerre du Vietnam, également connues sous le nom d'Emeutes de la 12e rue. Cette nuit-là trois Afro-Américains furent tués par des policiers et aucune justice ne leur fut jamais rendue.   50 ans plus tard, alors que vont se tenir les élections présidentielles américaines en novembre, les Afro-Américains se sentent toujours plus menacés dans leurs quotidiens.  

 

Cette menace James Baldwin l’a ressentie tout au long de sa vie, il l’a décrite dans plusieurs textes dont Raoul Peck a fait un superbe documentaire " I am not your negro".  

 

2 films : 1 documentaire et 1 fiction pour aborder ce sujet.

2 points de vue, celui d’un homme noir et d’une femme, 2 catégories de la population qui attendent impatiemment les élections… pour le meilleur ou le pire.  

MARDI 19 JANVIER 2021 - 20H - LE DEUIL
« I wish » de Kore Eda (2012)

René Clément disait " le cinéma montre ce qui est irracontable". Peut-être est-ce un peu la même chose pour le deuil… Le deuil (douleur en latin) est lié à la mort évidemment mais également à la disparition, une personne que l'on ne voit plus. Un membre de la famille qui s'éloigne que l'on ne reverra peut-être plus jamais. De même le deuil est souvent lié à la souffrance mais également au processus de délivrance de résilience. "I wish" raconte le deuil de l'enfance, de la famille, de la disparition...

MARDI 16 FÉVRIER 2021 - 20H - LES FILMS D'ESPIONNAGE
« Conversation secrète » de Francis Ford Coppola (1974)

Le film est d'espionnage est à la lisière de plusieurs genres cinématographiques : guerre, policier et même du cinéma d'aventure ou de science-fiction. Le film d'espionnage a ceci d’intéressant qu'il est souvent le reflet d'une époque, d'une idéologie, ou d'un événement historique. Cette guerre sans armes intrigue les réalisateurs. Le personnage de l'espion est tragique, énigmatique, moralement douteux, il représente l’ambiguïté de notre époque et donne une dimension romanesque à l'histoire. 

MARDI 23 MARS 2021 - 20H - LE RAP ET LE CINÉMA
« Blindspotting » de Carlos Lopez Estrada (2018)

D’une certaine manière le cinéma hip-hop qui naît dans les années 80 trouve ses racines dans la blaxploitation des années 70 à l'image du rap lui-même qui n'a eu de cesse de puiser dans les riffs soul et funky des seventies  L’apparition spectaculaire de Spike Lee à la fin des années 80 et sa consécration cannoise dès son premier film Nola Darling n’en fait qu’à sa tête (Caméra d’or en 1986), ouvrent des possibilités inespérées pour des cinéastes noirs de revendiquer leur culture. Avec Do the Right Thing le rap rentre définitivement dans le cinéma. "Figth the power" de Public Enemy scande la rythmique du film. Dans les années 90 le rap s'installera définitivement dans le cinéma avec notamment 8 miles biopic sur la vie du rappeur Eminem.  BLINDSPOTTING est un film plein de sincérité et de bienveillance qui parvient à rendre compte de l’atmosphère d’une ville tout en saisissant l’air de ce "drôle de temps" que traversent aujourd’hui les Etats-Unis.  

MARDI 20 AVRIL 2021 - 20H - LES FILMS DE PROCÈS
« Le verdict » de Sidney Lumet (1982)

« Rendre justice ! » C'est peut-être avec ces mots que l'on peut dépeindre le mieux les films de procès. Parce que les procès au cinéma, participent d'une vision idéale, voir idéologique de l'Amérique mais aussi parce que le système judiciaire américain se prête admirablement aux nœuds dramatiques scénaristiques, le cinéma américain en a fait une de ses spécialités. Mais ce sont les cinéastes d'origine allemande fuyant le nazisme qui, à travers leurs regards aiguisés, en ont apporté les fondements, Fritz Lang, Otto Preminger, Billy Wilder...  

 

Le réalisateur de « 12 hommes en colère » nous posera également une autre question : le droit est-il la justice ?  

MARDI 11 MAI 2021 - 20H - LES VAMPIRES AU CINÉMA
« Only Lovers left alive  » de Jim Jarmusch (2014)

La publication de « Dracula » de Bram Stocker a lieu en 1897. Soit au même moment que les premiers pas du cinéma. C'est le premier monstre du cinéma. Au fil des années le vampire évoluera en même temps que le monde changera. Il passera du monstre difforme au séducteur inquiétant, en passant par le vampire mal dans sa peau qui aspire à la normalité, sans oublier cette impossibilité de pouvoir aimer. Le vampire est un grand personnage romantique. 

 

MARDI 8 JUIN 2021 - 20H - DÉCOUVERTE D'UN CINÉASTE
« The Informant  » de Steven Soderbergh (2009)

A une époque pas si éloignée que ça, certains cinéastes hollywoodiens étaient surnommés des "mavericks". Un terme emprunté à l’élevage qui désignait des vaches faisant partie du troupeau mais non marquées. John Huston était ainsi considéré. Il savait utiliser les failles du système pour rester libre dans sa création.   Soderbergh faisait partie de ces « contrebandiers », avant la Marvelisation du cinéma américain. L’œuvre de Steven Soderbergh est considérable. Autant dans le nombre de productions que dans l'éclectisme des sujets abordés (biopic, film policier, thriller, science- fiction...). Début des années 2010, ne trouvant plus de financement pour produire ses films, il se tourne vers la chaîne câblée HBO pour produire "Ma vie avec Liberace" avec Michael Douglas dans le rôle-titre et Matt Damon dans celui de son compagnon. Les prestations des deux comédiens sont largement acclamées par la critique, dans ce qui reste le seul et unique téléfilm de l'histoire du Festival de Cannes à être présenté en compétition officielle. Depuis il tourne des films financés par Netflix (comme Scorsese).  

 

Venez voir l'un des derniers grands cinéastes américains.  

 

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