• White Facebook Icon
  • White Twitter Icon

Maison Pour Tous de Sotteville-lès-Rouen

2, rue sergent Major Tiremberg

02 35 72 31 05

Le Ciné-club

Un mardi par mois à 20h !  

Projection d'un film sur grand écran, suivie d'un temps d'échange/débat autour d'un verre.  

 

Discussion animée par Jérôme LEFEVRE    

 

Adhésion annuelle au Ciné-Club : 23,50€ ou à la séance : 2€

→ Gratuit pour les adhérent(e)s de la Maison Pour Tous !  Le + : 1 à 3 invités / adhérent(e) / séance

Programme 2019-2020

  
LE CINÉ-CLUB DE LA MAISON FÊTE SES 10 ANS!
Depuis 10 ans le ciné-club de la Maison Pour Tous a essayé de voyager au-delà des frontières.

 

Les frontières des pays mais aussi les frontières des genres. Nous avons toujours voulu effacer cette ligne qui sépare Yasujiro Ozu de John McClane, effacer les idées préconçues qui sous-entendent que « Massacre à la tronçonneuse » est moins intéressant que « Le cuirassé Potemkine ».

 

Pas d’échelle de valeurs entre les genres cinématographiques, c’est l’essence même de notre ciné-club ! À la fin de sa vie, Michael Powell (Les chaussons Rouges) disait à Martin Scorsese « Quand tu vas voir tes étudiants, dis-leur que tous les arts ne font qu’un, promets-le-moi ! ».

 

Jérôme Lefèvre 

les-chats-persans-affiche.jpg

MARDI 24 SEPTEMBRE - 20H - L’IRAN
« Les Chats Persans » de Bahman Ghobadi (2009)

Lors d’un voyage en France en 1900, Mozaffaredin Shah, roi Qadjar, se passionne pour ces images animées représentant des gens en mouvement et rapporte alors une caméra Gaumont en Iran. Le cinéma restera longtemps un loisir réservé à la cour royale, un divertissement élitiste. Dans les années 50 il devient un art populaire. Le cinéma iranien actuel est un art censuré. Et paradoxalement, au cours des 50 dernières années, sur un total de 203 récompenses du cinéma iranien, 70 l’ont été pour les femmes et 61 pour les hommes.

MARDI 15 OCTOBRE - 20H - LA TURQUIE
« Il était une fois en Anatolie » Nuri Bilge Ceylan (2010)

Le cinéma fait partie intégrante de la culture populaire turque, au point que, dans les années 60 et 70, la Turquie fut le cinquième plus grand producteur mondial de fi lms. Mais depuis quelques années le cinéma turc est dans un état critique, avec la fi n des fi nancements étatiques pour cause de crise économique les écrans sont monopolisés par les «majors» américaines. Et depuis l’arrivée de Erdogan la censure est omniprésente. Néanmoins, le cinéma turc reste régulièrement récompensé dans le monde entier.

MARDI 12 NOVEMBRE - 20H - L’ESPAGNE
«  Le silence des autres » de Almudena Carracedo et Robert Bahar (2018) 

Depuis 1975 le corps embaumé de Franco repose dans un immense mausolée fabriqué après la guerre civile par des milliers de prisonnier républicains. L’amnistie de 1977 écarte toute possibilité de poursuite des crimes franquistes. Elle est le symbole du retard de l’Espagne dans son travail de mémoire. Avec cette amnistie, l’Espagne n’a jamais pu faire de travail de contrition. Ce qui est paradoxale pour ce pays très catholique. Almudena Carracedo, la réalisatrice a mis 7 ans pour faire ce documentaire qui « …montre comment les gens commencent à se réapproprier l’histoire et les souffrances de leurs familles. »

MARDI 10 DÉCEMBRE - 20H - L’AUSTRALIE
« Animal Kingdom » de David Michôd (2011)

On retrouve dans le cinéma australien le thème récurrent de l’homme face à un environnement (rural ou urbain) inconnu, isolé, voire hostile. Le premier long métrage australien est l’histoire d’un hors la loi demeurant dans un « out back » (arrière-pays australien), livré à l’anarchie et luttant désespérément pour survivre. C’est un thème qui va subsister ensuite pendant toute l’histoire cinématographique de l’Australie.

MARDI 14 JANVIER - 20H - LE QUEBEC
“ Starbuck” de Ken Scott (2012) 

Le cinéma canadien a toujours vécu à l’ombre de ses cousins Etats-Uniens. Avant les années 30 Pick-ford et Chaplin occupaient tous les écrans canadiens. Ces années voient aussi l’émergence d’un cinéma ethnographique : souvent réalisé par des prêtres, il consistait à promouvoir la beauté de la nature, la vie rurale traditionnelle et le nationalisme. Ce « cinéma direct » aura une grande infl uence sur le cinéma québecois, qui trouvera son identité dans les années 80, grâce au service public (La loi sur le cinéma) et à Denis Arcand avec Le déclin de l’empire américain (1986) et Jésus de Montréal (1989), deux films qui remporteront un énorme succès au pays et à l’étranger.

MARDI 11 FÉVRIER - 20H - LA CHINE
“A touch of Sin” de Jia Zhang-Ke (2013)

Le cinéma chinois est aussi éclectique que le pays est grand. Malgré des liens linguistiques et culturel forts chaque province a une histoire et un style propre qui se ressent dans sa production cinématographique : Épouses et concubines de Zhang Yimou, Millenium Manbo de Hou Hsiao-hsien (Taiwan), In the Mood for love de Wong Kar-wai (Hong-Kong). Loin des stéréotypes du Kung Fu et de Bruce Lee, le cinéma chinois est devenu depuis 20 ans un cinéma varié et indispensable.

MARDI 10 MARS - 20H - LES KURDES
“My sweet pepper land” de Hiner Saleem (2014)

Le Kurdistan est une région d’Asie occidentale, riche en eau et en pétrole qui s’étend sur 4 pays : la Turquie, l’Iran l’Irak et la Syrie. Le désaccord politique qui subsiste entre ces pays, se retrouve même dans le cinéma, il a été le principal obstacle pour la réalisation de fi lms en langue kurde. C’est grâce aux coproductions européennes (France et Allemagne) et à la diaspora kurde que des fi lms ont pu être tournés et qu’aujourd’hui, le cinéma kurde commence à se faire une place dans le paysage cinématographique mondial.

MARDI 7 AVRIL - 20H - L’ITALIE
“ Mia Madre» de Nanni Moretti (2015)

De 1910 à 1920 l’Italie était le seul cinéma en mesure de concurrencer le cinéma américain. Pour les cinéastes italien le cinéma était un art avant-gardiste & futuriste où tout était possible. Les productions étaient énormes et novatrices. Cinnecita, qui deviendra le plus grand studio européen, fut totalement approuvé par Mussolini qui disait alors «le cinéma est l’arme la plus forte ». Jusqu’aux années 80 le cinéma italien sera innovateur, politique, drôle et provocateur. Mise à part quelques exceptions Marco Bellocchio (Vincere), Nanni Moretti (La Chambre du fils), Matteo Garrone (Gomorra), Paolo Sorrentino (La grande bellezza), le cinéma italien, mis à mal depuis plus de 30 ans par la suprématie de la télévision (Berlusconi), peine à retrouver sa gloire d’antan.

MARDI 15 MAI - 20H - LE BRÉSIL
« Aquarius » de Kleber Mendonça Filho (2016)

Le cinéma brésilien est vraiment né dans les années 50. Avant cette date n’étaient produits que des mélodrames ou des comédies sans grande originalité. L’infl uence de la « nouvelle vague » et du « Néo-réalisme italien » a permis aux réalisateurs de « descendre la camera dans la rue ». Cependant, ce vent de liberté fut de courte durée : en 1964, le coup d’état militaire mené par le maréchal Castelo Branco, (soutenu par la CIA) maintiendra le pays dans un climat de tension et de répression jusqu’au retour à la démocratie en 1985. Fin 90, Central do Brasil de Walter Salles donnera un coup de fouet au cinéma brésilien. Face au retour de l’ordre moral incarné par Bolsonaro, le cinéma brésilien entre aujourd’hui en résistance.

MARDI 9 JUIN - 20H - LES USA
« Detroit » de Kathryn Bigelow (2017)

Si le cinéma a été inventé par les français, la grammaire cinématographique a été inventée par le cinéma américain. Les liens entre le cinéma français et américain sont étroits. Hal Roach grand producteur américain, inventeur de la comédie américaine (Harold Lloyd et Laurel et Hardy) disait : «Je n’ai rien inventé. J’ai tout pris à Max Linder ». Tod Browning (Freaks) était admiratif de Louis Feuillade et de Mélies. La Nouvelle vague a été infl uencée par le cinéma américain qui lui-même a infl uencé le Nouvel Hollywood. Qu’on le veuille ou non le cinéma américain a plus d’infl uence qu’on le croit sur notre cinéma.

  • Blanc Twitter Icon
  • Blanc Facebook Icône